De la pulsation à la mensuration



Le métronome ne constitue pas la meilleure approche, pour entrer dans la musique. Certes, il quantifie (mathématiquement) la pulsation, dont le tempo acquiert une valeur exacte, mais il est bien loin de la respiration et du mouvement qu’elle induit, fondements de l’acte musical !




Surtout parce que, tout bonnement, la pulsation musicale adopte une régularité complexe, bien loin d’un simple battement régulier.


En musique, la pulsation est immédiatement combinée avec une accentuation régulière, qui nous conduit directement à la mensuration.

Mais il en est de même pour notre organisme, dont la polycyclicité s’avère complexe, comme dans ces ordinateurs que nous avons créés à notre image.

L’acte musical débute par :

1)      Une pulsation
2)      Liée à une accentuation régulière

Par exemple, je marche, en accentuant un pas sur deux ….
Je frappe, en accentuant un coup sur deux …



Dans ce cas, j’obtiens une « mesure à deux temps » dont le caractère est d’être franc (le système moteur volontaire est, en effet, binaire).

Je peux représenter ledit « système binaire » comme ceci :

I   I   I   I   I   I   I   I   I   I      

En symbolisant cette « mesure à deux temps », je prends conscience que je mets en évidence l’alternance d’une pulsation très marquée (dénommée ultérieurement « temps fort ») et d’une pulsation faiblement marquée (dénommée ultérieurement « temps faible »).


Je peux créer des polycyclicités plus complexes : par exemple, en créant un sur-accent toutes les quatre pulsations, ce qui me donnera une « mesure à quatre temps » :

I   I   I   I   I   I   I   I  

Je peux aussi expérimenter un « système ternaire » (qui correspond, dans l’organisme, aux régulations automatiques inconscientes, découlant du système nerveux parasympathique) :

I   I   I   I   I   I   I   I   I 



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